Après trente-sept années consacrées à la défense du Sénégal, le Général d’Armée Mbaye Cissé a fait ses adieux aux Armées, refermant un chapitre majeur de sa carrière militaire. Stratège rigoureux, chef respecté et homme de convictions, il laisse derrière lui l’image d’un commandant attaché aux valeurs, à la modernisation de l’institution et à la dignité du soldat. Des qualités et valeurs qui doivent être enseignées aux futures générations de militaires.
Le parcours du Général Mbaye Cissé s’inscrit dans la durée et la constance. Formé à l’école de la discipline et du mérite, il a gravi les échelons avec méthode, sans jamais céder à la tentation de la facilité. Officier d’artillerie à ses débuts, il s’est progressivement affirmé comme un cadre stratégique, capable d’articuler vision opérationnelle et réflexion de haut niveau. Son ascension ne doit rien au hasard. Elle repose sur une combinaison rare : la maîtrise technique du métier des armes, une solide culture générale et un sens aigu de la responsabilité. Ceux qui l’ont côtoyé évoquent un officier d’une grande rigueur intellectuelle, attentif à la cohérence entre la parole donnée et l’action engagée.
Une vocation façonnée par l’exigence…l’art du commandement
À la tête des Armées, le Général Cissé a incarné une conception exigeante du commandement. Pour lui, diriger ne signifiait pas seulement décider, mais donner du sens, fédérer et inspirer. Son autorité, naturelle et respectée, s’est toujours appuyée sur l’écoute et la confiance accordée à ses collaborateurs. Alliant fermeté et bienveillance, il a su maintenir un haut niveau d’exigence tout en veillant à la cohésion des troupes. Son style de leadership reposait sur une conviction simple : la force d’une armée réside autant dans la qualité de ses équipements que dans la solidité morale de ses hommes.
Dans un contexte sécuritaire régional marqué par des défis complexes, le Général Mbaye Cissé a poursuivi une dynamique de transformation et d’adaptation des Forces armées. Renforcement des capacités opérationnelles, rationalisation des moyens logistiques, planification stratégique des investissements : son action s’est inscrite dans une vision de long terme. Toutefois, cette modernisation ne s’est jamais faite au détriment des principes fondamentaux. Honneur, discipline, intégrité et sens du collectif sont demeurés les piliers de son engagement. Il considérait que l’efficacité opérationnelle ne pouvait être dissociée de l’exemplarité morale.
Un chef attentif à la condition du soldat…héritage d’un serviteur de l’État
Au-delà des enjeux stratégiques, le Général Cissé a accordé une attention particulière à la condition du personnel militaire. Convaincu que l’engagement des soldats mérite reconnaissance et soutien, il a encouragé des initiatives visant à renforcer la solidarité interne et à préserver la dignité des militaires, actifs comme retraités. Cette dimension humaine de son commandement a contribué à consolider le lien Armée-Nation, qu’il jugeait essentiel à la stabilité institutionnelle et à la confiance citoyenne.
En quittant le service actif, le Général d’Armée Mbaye Cissé ne laisse pas seulement un poste vacant ; il transmet un héritage. Celui d’un chef pour qui servir signifiait s’effacer derrière l’intérêt supérieur de la Nation. Son départ marque la fin d’un cycle, mais son empreinte demeure : celle d’un officier dont la carrière aura été guidée par la rigueur, la vision stratégique et une fidélité constante aux valeurs militaires.




