ENTREPRENEUR : Pape Demba Diop dit Mba fait des merveilles avec le cuir

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Menuisier-ébéniste de formation, Pape Demba Diop plus connu sous le nom de Mba a fini par changer de métier pour devenir maroquinier. Une manière pour lui de vivre son amour pour le cuir qui le séduit. Un rêve qu’il a réalisé en développant son activité. Une passion qui nourrit son homme même s’il espère que cela prospère davantage. Aujourd’hui, il ne se limite pas qu’à la confection de chaussures, il réalise des objets de décoration.

Mba, Pape Demba Diop de son vrai nom est un maroquinier talentueux. Ce sexagénaire fabrique des chaussures mais aussi des objets d’art qu’ils signent Fara. Dès son jeune âge, Mba prit conscience de ce qu’il voulait faire de sa vie. « Après le moyen secondaire, j’ai viré dans le monde professionnel. Je suis allé au lycée technique de Saint-Louis pour suivre une formation en menuiserie-ébénisterie. Mais vu que le cuir m’avait séduit, quelques années après ma formation, je me suis consacré à la cordonnerie. J’ai toujours aimé fabriquer des chaussures. J’ai été attiré par la mode ; la production locale et l’artisanat », a-t-il renseigné.

Une passion qui l’a poussé à concrétiser son rêve de mettre en place son business. « J’ai cru depuis mon jeune âge que c’était possible de réaliser une partie de mes rêves », dit-il. Aujourd’hui, il estime que si les activités prospèrent, c’est parce qu’une grande partie des acteurs ont su s’y consacrer entièrement. Mais cela ne suffit pas. Il faut bien que ce qu’ils produisent soient acheté. Les produits doivent trouver l’adhésion du public. Raison pour laquelle, Pape Demba pense à sa clientèle au moment de la confection. « Pour la production de mes œuvres, j’allie le ressenti du client à mon expérience. Je leur fais parfois des propositions pour mieux les aider dans leurs choix », a confié Mba.

Même si tout n’est pas rose dans ce métier, le maroquinier assure qu’il y trouve son compte. Toutefois, il est convaincu que les choses iraient mieux s’il exerçait dans un pays développé. Il estime que les artisans sénégalais parviennent à réaliser des choses extraordinaires sur le tard. ‘’Avec le peu de moyens, de machines, d’outillages et l’expérience on parvient à expérimenter de nouveaux produits. J’invite les autorités à prendre cela en compte’’, dit-il.

Aïssatou Faye